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 Islam et société

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adrien

adrien

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MessageSujet: Islam et société   Islam et société Icon_minitimeJeu 12 Oct - 20:52

L'islamophobie, l'arme des islamistes contre la laïcité.

Par Robert Redeker

Un néologisme vient de tailler sa place de façon fracassante sur notre scène politique: " islamophobie ". Ce mot, proche accoustiquement de " xénophobie ", est autant destiné à faire peur - en évoquant subliminalement la haine, les persécutions, les discriminations - qu'à culpabiliser. Quelques uns voudraient le voir devenir synonyme de " racisme " et symétrique d' " antisémitisme ", deux monstres qui ne dorment que d'un oil. Son usage, pourtant, est-il bien adéquat à la double exigence républicaine: sauvegarder la laïcité et combattre le racisme? N'engendre-t-il pas des amalgames aux résultats ruineux pour la République, ses valeurs et son héritage?
Une enquête (conduite par Caroline Fourest et Fiammetta Venner dans leur livre: ) sur ses origines et son histoire réserve des surprises, donnant à voir les intentions de ses concepteurs. Il n'est pas innocent que le vocable d' " islamophobie " ait été forgé initialement (dans les années 1970) par des islamistes radicaux s'attaquant aux féministes. La guerre contre les femmes est le berceau de ce terme; ainsi, Kate Millet, célèbre militante du mouvement de l'émancipation féminine, fut violemment insultée puis traitée d'islamophobe pour avoir incité les iraniennes au refus de porter le voile. C'est à nouveau autour de la question de l'apartheid des femmes - foulard à l'école, dans des institutions, dans la rue, autoségrégation dans des piscines - que se concentre la crispation, et que l'accusation d'islamophobie menace quiconque s'élève contre la tentative d'officialisation de cet apartheid. Dans les années 1990 le terme d' " islamophobie " a été diffusé plus largement par les islamistes londoniens dans le cadre des campagnes anti-Rushdie. L'écrivain et les défenseurs de la liberté de penser et de publier se trouvaient accusés du crime d'islamophobie tout en étant menacés de mort. Le concept d' " islamophobie " est originairement une arme forgée par les islamistes dans le but d'imposer leur vision totalitaire du monde. Il plonge ses racines dans le plus sordide obscurantisme. Au départ " islamophobie " était donc un mot de combat - et chacun se souvient de la formule du poète révolutionnaire Maïakovski, " les mots sont des balles "! En le réutilisant naïvement, de sincères amis de la liberté se placent sur le terrain de ses adversaires. Peut-on, comme le souhaitent les islamistes, identifier l'islamophobie avec un racisme et l'équivaloir avec l'antisémitisme?
L'amalagame entre l'islamophobie et le racisme est destiné à se retourner contre toute critique de la religion, si importante dans notre culture depuis Bayle et Voltaire, si importante aussi dans l'élaboration de l'idée républicaine. Est-il " raciste " de refuser les exactions qui se pratiquent, de la Mauritanie jusqu'au Pakistan, au nom de l'Islam? De refuser la charia, les lapidations, les mutilations, l'esclavage (encore vivace dans des sociétés musulmanes), la criminalisation de l'homosexualité, le statut inférieur des femmes, etc? Est-il raciste de rappeler que dans aucun pays musulman les droits de l'homme ne sont à l'honneur, pas plus d'ailleurs que la démocratie? Est-il raciste d'estimer que des centaines de millions d'êtres humains vivent quotidiennement sous le joug imposé par cette religion? Est-il raciste de s 'inquiéter des exigences dans notre société d'une religion qui a aussi peu fait la preuve de sa capacité à intérioriser les valeurs issues des Lumières? Est-il raciste de se poser la question: un Islam à visage humain est-il possible, comme on se demandait naguère si un socialisme à visage humain est possible?
Si le racisme (par exemple: l'arabophobie) est absolument condamnable, le combat contre les empiétements du religieux sur la vie civique, combat dont sont issues les valeurs républicaines, ne l'est aucunement. L'Islam est une religion - un ensemble d'idées, de mythes, de superstitions et de rites - pas une " race " (si ce mot a un sens) ni une ethnie. Il existe des musulmans de tous les types humains; cette religion, semblablement au christianisme, vise l'universalité. Etant une religion, l'Islam est aussi une idéologie, comme le communisme et le libéralisme. Doit-on condamner l'antilibéralisme ou l'anticommunisme, le refus de leurs idéologies et de l'organisation du monde qu'elles impliquent, comme s'il s'agissait de racisme? L'attitude accusée d' islamophobie n'est pas du racisme dans la mesure où loin d'être la haine de tel ou tel peuple, elle est le refus véhément de ce que certains prêchent et veulent imposer au nom de l'Islam. Elle est le refus des aspects archaïques et incompatibles avec les valeurs républicaines que véhicule une certaine interprétation l'Islam.
L'antisémistisme, pour sa part, ne stigmatise pas une religion, mais un peuple. Or, il n'y a pas un peuple musulman comme il y a un peuple juif; par suite, la mise en parallèle de l'islamophobie et l'antisémitisme est abusive. L'Islam est un attribut accidentel, applicable - du fait de sa nature prosélyte - à tout être humain, quelle que soit son ethnie et sa couleur de peau. Au contraire Juif ne désigne qu'un seul peuple, à cause de son non-prosélytisme. Loin d'être le simple combat contre une religion, l'antisémitisme est la haine immotivée et inextinguible d'un certain peuple, le peuple juif. Les Juifs pourraient bien être athées, changer de religion, que l'antisémitisme persisterait. S'il existe des Juifs athées (parce que le mot " juif " énonce l'appartenance à un peuple, quelles que soient les idées de ceux qui sont ainsi indexés), la locution " musulman athée " s'avère absurde (parce qu'être musulman signifie adhérer à une croyance).

Les islamistes voient dans la bataille du vocabulaire un enjeu d'importance. Le terme d'islamophobie cache le piège tendu aux institutions laïques par les intégristes musulmans pour empêcher la critique de la religion tout en soumettant des segments de l'existence sociale (spécialement celle des femmes) à une emprise totalitaire. Perdre la bataille sémantique, en réutilisant le vocabulaire mis en circulation par les islamistes comme s'il allait de soi, est désastreux. Le mot " islamophobie " rabat à faux-titres la défense de la liberté et de la laïcité sur l'intolérance et sur la haine. Il réussit à contraindre les valeurs républicaines à demeurer sur la défensive: ce sont elles désormais qui, mises en difficulté par la sophistique d'un tour de passe-passe lexical, se voient accusées d'intolérance et d'intégrisme. La prestidigitation de ce mot consiste à renverser la réalité en plaçant l'obscurantisme en position de victime et la laïcité d'agresseur. La laïcité doit maintenir le mot " islamophobie " hors du cercle des débats, tout en pourchassant le racisme, en particulier l'arabophobie
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adrien

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MessageSujet: Re: Islam et société   Islam et société Icon_minitimeSam 21 Oct - 13:51

« Je veux un Islam de France. Je ne veux pas d’un Islam en France » Nicolas Sarkozy.


Un opéra censuré, une fête espagnole revisitée pour ne pas choquer, un philosophe condamné pour ses « versets sataniques », et des élections législatives belges qui portent le parti ultranationaliste. Jamais autant de questions, de peurs même n’ont auréolé l’Islam qu’à l’approche des élections présidentielles en France. Et d’autres de se demander si l’Islam est compatible avec la France. C’est une question qui mérite d’avoir une réponse franche et claire, faute de quoi, elle sera reprise par les partis xénophobes et la société française volera en éclats.
Oui, l’Islam est une religion de paix !
Oui, les musulmans sont tout autant français que nous le sommes !
Non, les musulmans ne sont pas des terroristes !

Rappelons quelques faits historiques.
An 33, Jésus Christ est crucifié et l’église chrétienne s’étend à l’empire romain, dans tout le bassin méditerranéen. Ce bassin avait grandi sous l’influence des pensées grecques, de la dialectique et de sa foi en la raison et en l’Homme. C’est tout naturellement que le christianisme s’est fondu dans ces pensées et évolua dans un esprit individualiste. Malheureusement, le christianisme s’est également inspiré pour sa construction du modèle monarchique et bientôt tout un système ecclésiastique autoritaire s’est construit. C’est ce modèle qui confisquait la relation de l’homme à Dieu que les révolutionnaires ont combattu : le clergé devait être abattu car il était corrompu par des intérêts de particuliers. La Révolution passée, les philosophes des lumières sont revenus à une pensée humaniste, plus proche du message chrétien de Jésus que du clergé. Néanmoins, les français ont gardé de grosses appréhensions contre la spiritualité, assimilant leur expérience du clergé à toute religion. En 1905, est né le laïcisme ; en 1960, l’athéisme.
Quelques siècles après la mort de Jésus, Mahomet a écrit le Coran, dicté par Dieu. L’Islam a évolué dans la péninsule arabique, au climat très difficile. La foi de Mahomet a grandi dans les caravanes des tribus de la péninsule et a ainsi fait grandir l’esprit de clan, de famille ou « s’malah », une solidarité, et plus encore, un respect des autres qui devrait nous inspirer. C’est ce respect, et surtout le prescepte d’une relation individuelle entre Dieu et l’homme, sans « clergé » équivalent, qui n’a pas amené, du moins encore, les musulmans à faire leur « révolution des lumières ». Chaque pensée évolue dans des contextes tout à fait différents.

Dans les années 1960/70, la France a accueilli massivement et sans méthode des immigrés de pays musulmans, dans un contexte de décolonistaion (1962, indépendance de l’Algérie), de révolution sexuelle (droit à l’avortement) et de soulèvement anti traditions (Mai 1968). Sans méthodes, car les autorités ont simplement stocké ces travailleurs, leur fournissant papiers et numéro de sécurité sociale, dans des tours de béton, sans prendre en compte les particularités de ces hommes et femmes, sans faire ne sorte qu’ils parlent tous français, sans faire en sorte, que ceux « qui font le travail que les français ne veulent pas faire » se sentent chez eux. La plus grande différence entre les autochtones et les nouveaux arrivants, était justement la spiritualité et leur relation entre Dieu et l’homme. Qu’en d’autres vivaient pleinement et faisaient la chasse aux croix, d’autres priaient vaille que vaille dans des hangars improvisés, car la foi musulmane n’avait pas encore à se remettre en question, jusqu’aux attentats d’islamistes.

Est venu le 11 septembre et l’Occident découvrait les ravages de sa politique moyen orientale, qui soutenaient des régimes dictatoriaux pourvu que le pétrole restât peut cher. Le revers nous a fait perdre deux tours, une gare, quelques avions et surtout un presque divorce avec le monde musulman. Mais surtout, l’Occident à peur, si bien qu’il se terre dès qu’en semblant de risque de rage islamiste guette. L’Occident, la France, gère ses politiques nationales selon les islamistes. La France oublie que dans son peuple, il y a aussi, des musulmans qui aimeraient bien dire quelque chose, et je vais oser le dire, qui aimerait bien exister !
Qui donne la parole aux musulmans de France ? Personne, les islamistes sont bien plus dramatiques donc rentables pour les médias !
Si bien que le communautarisme guette, et fait en sorte qu’un groupe ne rencontre plus l’autre, et ne dialogue plus. Alors il devient facile de faire le syllogisme entre les islamistes du Pakistan et le musulman qui s’appelle Medhi et conduit le bus entre Altkirch et Waldighoffen.
La laïcité est un principe inaliénable de la République, car elle fait que tout citoyen soit égal devant elle. Cependant elle a aussi ses limites dans la mesure où elle entraîne une marginalisation du fait religieux et ne permet pas le dialogue. C’est en ce sens que le conseil du culte musulman a été créé, que la discrimination positive sera efficace et que l’étude du fait religieux à l’école dissipera les « il parait que ».
Car il y a beaucoup de questions au sujet de l’Islam qu’on se pose : la chariah, le voile, le djiad… Et que l’on a droit de se poser. Cependant pour que le dialogue soit constructif, il faut que tous les partenaires aient les mêmes droits, devoirs, et pouvoirs. Sans que cet équilibre ne sera pas, les caricatures sataniques, les tribunes redekeriennes n’auront que des effets négatifs.
C’est là le rôle de la politique, engendrer un dialogue, c’est là le rôle de l’UMP pour ne pas laisser le champ au rejet de l’autre et ses adeptes.
C’est aussi le rôle des jeunes, dire que la France que nous vivons, c’est une France Black Blanc Beur.
Mais il faut le dire ensemble, briser la loi du silence, accepter la remise en cause.
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